Prêt à tout pour buzzer ?
21 sept. 2009
Par Jacinte DELAHAYE - Trouver un job - Lien permanent
Le débat du mois est lancé avec le sujet :
"Buzzer à tout prix : faut-il être prêt à tout pour décrocher un job ?".
Vous avez dit...'buzzer" ?
Ce terme signifie : faire du bruit, attirer l’attention.
Pourquoi un demandeur d'emploi veut-il buzzer ?
Il veut que les regards se tournent vers lui car les demandes d'emploi sont devenues tellement nombreuses (et plus encore en temps de crise), il faut donc sortir du lot pour avoir une chance d'être vu. Ce phénomène s'accroit car le seul moyen est de faire de l’ombre à un concurrent qui fait (lui aussi) du bruit...
Un buzz n’est pourtant jamais assuré d’avoir l’effet escompté. En fait, il dépend de plusieurs facteurs sur lesquels on ne peut pas toujours avoir un contrôle total. Son point fort est qu'il peut provoquer une avalanche de publicité gratuite. Il faut toutefois faire attention à ce que cette publicité ne soit pas une mauvaise publicité (qui repousse les recruteurs au lieu de les attirer).
Comment un demandeur d'emploi peut-il faire un buzz marketing ?
- Sortir du lot aussi souvent que possible (c'est le "zig-zag marketing"). C'est à dire que lorsque les autres font quelque chose, il fait exactement l’inverse. En fait, quand les autres « zigguent », lui il doit « zagguer »,
- Oser ce que les autres n’osent pas,
- Provoquer.
Il n'est nul besoin de vous dire qu'il joue à un jeu dangereux !
D'après certains recruteurs : Il est peu probable que cela les influence. Si le buzz du candidat permet de mettre en avant des qualités ou un savoir nécessaires au poste désiré, pourquoi pas.Un recruteur recherche avant tout des compétences.
Exemples :
Il y a bien quelques réussites telles que :
- "Stivostin" alias Nicolas Catard qui prend le micro et se filme en train de chanter son désir d’emploi. Il travaille aujourdh'ui chez Endemol,
- Yannick Miel qui a décroché un poste (en CDD) de consultant auprès du haut commissariat de Martin Hirsch après avoir distribué son CV habillé en homme sandwich sur le parvis du centre d’affaire de la Défense.
Mais il y aussi (plus souvent semble-t-il) les "erreurs" qui se payent parfois très cher. Par exemple, en mars dernier Jean-Pierre Le Floch, ex directeur administratif prenait une initiative inédite. Quiconque l’aiderait à trouver un emploi toucherait jusqu’à 50 000 €. Cela a suscité de vives réactions... souvent négatives.
La médiatisation a donc ses limites. A trop vouloir « buzzer » on prend le risque d’effrayer les recruteurs. Avez-vous remarqué que les "réussites" ne passionnent que très peu de temps alors que les échecs restent visibles longtemps, parfois très longtemps...
Enfin, chercher à se démarquer et donner de la visibilité à sa candidature a toujours existé. Ce phénomène est d’autant plus fort en période de crise. Internet n’a fait qu’amplifier cette tendance.
Il me semble qu'il faut avant tout rester professionnel. Pas de buzz ne vaut-il mieux pas qu'un mauvais buzz ?




Commentaires
Merci pour ce billet. Le mien est succinct et pour répondre à la question, mieux ne vaut pas buzzer...
Franck61Bonsoir. Merci pour cette réflexion. Je ne sais pas si les réussites ne passionnent qu'un temps. Certaines deviennent aussi emblématiques, comme des symboles ou des portes-paroles en quelque sorte. Mais cela suppose sans doute autre chose que le buzz qui, par définition évoque la rapidité, le bruit.
VéroniqueEffectivement, les bons buzzs sont moins persistants que les mauvais... Quoique certains bons exemples sont encore repris quelques années plus tard. Mais avec sans doute beaucoup moins de retombées au niveau professionnel !
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